Comment transformer vos jeunes athlètes en compétiteurs

Les compétitions de jeunes sont d’une grande importance pour les enfants. Si certains n’y accordent aucun intérêt, les personnes averties savent pertinemment que dans un univers compétitif, l’enfant est très vite confronté à deux réalités, la victoire d’une part, l’échec d’autre part. Si la victoire génère une joie débordante, un sentiment de fierté et donc une confiance plus accrue en soi, la défaite, à cet âge, peut être bouleversante. Comment donc un entraineur doit-il procéder afin de garder ses jeunes compétiteurs motivés dans un cas comme dans l’autre ?

GAGNER OU PERDRE : DES SITUATIONS RÉVERSIBLES

Coacher de jeunes compétiteurs est loin d’être évident, surtout quand ils sont très jeunes. Bien souvent, pour préserver leurs égos encore fragiles, les entraineurs ont tendance à les laisser croire qu’ils sont tous des gagnants. Dans les divisions inférieures où le niveau de compétition est moindre, cela passe encore, car l’enfant a besoin d’engranger de la confiance afin d’exprimer pleinement son potentiel.

Seulement, avec le temps, quand arrivent les véritables compétitions et que les choses se corsent quelque peu, nombreux sont les enfants qui se trouvent confrontés à une autre réalité : celle de la défaite. Contrairement à la victoire, la défaite et l’échec ont des connotations négatives. Le coach, dans son désir d’aider ses jeunes pousses à surmonter ces situations va jusqu’à se remettre en cause en se posant un certain nombre de questions :

  • Faut-il coacher pour gagner afin de protéger les jeunes compétiteurs de l’échec ?
  • Faut-il juste coacher sans se préoccuper de la victoire afin que cela demeure une partie de plaisir?
  • Lorsque nous perdons, comment réconforter mes compétiteurs?
  • Lorsque nous gagnons, comment conserver cette dynamique positive chez les joueurs ?

La meilleure façon de surmonter cette problématique est de ne pas trop insister sur le fait de gagner les compétitions. En effet, la victoire et l’échec tiennent à peu de choses. Un athlète bien préparé et en parfaite condition physique peut se blesser par inadvertance, ce qui hypothéquerait ses chances de victoire. De la même manière, un athlète moyen peut dans un bon jour, se surpasser au point de s’imposer face aux plus performants. Ce qui rend de tels exploits possibles, c’est assurément le fait de conserver en toute circonstance, un esprit de compétition et une bonne préparation mentale.

FAITES DE VOS JEUNES ATHLÈTES DE JEUNES COMPÉTITEURS !

Comment ? Voilà une question que risquent de se poser de nombreux entraineurs en lisant ce sous-titre. Pour répondre à cette question, il est important de saisir les nuances que cela implique. Dans l’idéal, un compétiteur n’est ni obsédé par la victoire, encore moins par une peur maladive de la défaite. Les compétiteurs ont avant tout un état d’esprit irréprochable et sont heureux de partager des moments avec tout le groupe, et de faire ce qu’ils aiment. Il est certes important de gagner, mais l’enjeu ne doit jamais prendre le pas sur ce qui en fait n’est qu’un jeu. En pensant de la sorte, l’athlète se libère de toute pression et se forge lentement mais sûrement un mental qui lui permet de surmonter les échecs.

Organisez-vous. Planifiez vos sessions à l’avance et gagnez du temps.

Et quand au bout de l’effort, il parvient à décrocher une victoire, il savoure pleinement sans pour autant se reposer sur ses acquis, car il sait que les triomphes sont à l’instar des revers, totalement transitoires.

Répondons maintenant à la question : Comment faire de vos jeunes athlètes, de jeunes compétiteurs ?

Il faut insister sur la notion de jeu. C’est un jeu, ce n’est qu’un jeu, on cherche principalement à s’amuser, à rigoler, mais aussi à découvrir de nouvelles sensations. Pourquoi ne pas faire une séance de « pleine conscience » (mindfullness en anglais).

idee-positiveVous l’entraineur, le parent, l’éducateur sportif, forcez-vous à faire un résumé entièrement positif sur la séance ou le match qui vient de se dérouler. Bannissez de votre vocabulaire toutes les expressions à connotation négative. Faite de l’expérience de l’enfant un épisode exclusivement positif. Victoire ? Tant mieux, mais faites lui plutôt remarquer cette superbe passe décisive, ce shoot face à 3 défenseurs, ce plaquage très courageux, cette formidable vitesse de pointe. Faite lui remarquer comme sa musculature se développe et supporte sa croissance. Insistez aussi sur l’intelligence de groupe. Ils se sont bien trouvé sur le terrain, une vraie équipe faite de vrais amis, les automatismes commencent à payer ! La défense collective a été irréprochable ! Défaite ? Pas grave, on s’est bien amusé, c’est le principal.

C’est en insistant sur les points positifs que vous allez forger des compétiteurs. Vous allez créer des enfants avec une soif de performance, ils vont devenir accro à votre positivisme. Avec un peu d’entrainement de votre part, cela deviendra naturel et cela pourrait aussi impacter votre vie professionnelle ou personnelle !

debrief positif pour les compétiteurs

Enfin, restez positif ne veut pas dire que vous devez cacher la vérité. Ne mentez pas à vos joueurs. Faites un travail sur vous-même. Évitez la négation à tout prix. Si la performance de votre équipe a été vraiment misérable, il faudra simplement orienter les entrainements suivants vers des ateliers visant à combler les lacunes. Faite de cela un challenge pour le prochain entrainement !

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